Pentagone Instigateur de l’opération du Bardo, Abou Bakr Al Hakim tué

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Pentagone Instigateur de l’opération du Bardo, Abou Bakr Al Hakim tué

le Pentagone a annoncé que le terroriste Franco -Tunisien Abou Bakr Al Hakim aurait été abattu dans un raid américain dans la ville de Raqqa en Syrie. Une figure du djihadisme international, membre de l’entourage d’Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat islamique (Daech), en Irak et en Syrie.

Qui est Abou Bakr Al Hakim?

Abou Bakr Al hakim, Jihadiste en Irak, impliqué dans les événements du Mont Chaambi et dans l’affaire du dépôt d’armes de Mnihla. Il est également suspecté  d’avoir participé à l’assassinat de Chokri Belaïd… Il a par ailleurs été présenté comme étant le principal suspect de l’assassinat de Mohamed Brahmi par le ministère de l’intérieur.
Il est directement impliqué dans l’attentat du Bardo, de même que dans les attentats de Paris en novembre 2015.
Il était également le mentor des frères Kouachi, responsables du massacre de Charlie Hebdo, survenu le 7 janvier 2015 à Paris.

Abou Bakr Al-Hakim,

né à Paris de parents tunisiens, est surtout connu pour son passé de jihadiste en Irak, condamné en France, en 2008, à une peine de 7 ans de prison ferme, avec une période de sûreté des deux tiers. Il organisait  depuis 2004, la filière de recrutement et d’envoi de combattants djihadistes en Irak.
Al-Hakim vit dans un HLM du 19e arrondissement de Paris avec sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs. À l’âge de 17 ans, il commence à fréquenter la mosquée de son quartier, puis s’intéresse à l’islamisme. À 18 ans, il se rend en Syrie pour étudier l’islam et améliorer sa connaissance de l’arabe.

En 2003, Al-Hakim et d’autres jeunes islamistes du quartier des Buttes-Chaumont se font particulièrement remarquer lors des manifestations contre la guerre en Irak. C’est là qu’il est repéré par les services de renseignement français.

Al-Hakim retourne ensuite en Syrie,

d’où il part pour l’Irak au moment de la chute du régime de Saddam Hussein, invoquant des « raisons humanitaires » à son voyage. Il travaille à l’époque comme traducteur pour des journalistes et des ONG françaises présents sur place.

De retour en France,

il se marie et devient père d’une petite fille, puis part une troisième fois pour la Syrie, d’où il compte se rendre en Irak.  Il est arrêté à la frontière syro-irakienne alors qu’il tente de passer sans passeport. Il passe une année dans les geôles syriennes, avant d’être extradé vers la France en janvier 2005. Il a alors 21 ans.
Mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », il est placé sous mandat de dépôt avant d’être jugé puis condamné en 2008.